Participez

Stratégie environnementale

Stratégie environnementale

Préserver et sauvegarder

Rapporté à l’échelle de la planète, le territoire métropolitain ne représente qu’une goutte d’eau dans l’océan. C’est pourquoi, en matière de stratégie environnementale et de lutte contre le réchauffement climatique, deux compétences vitales à long terme, la politique de la Métropole s’inscrit délibérément dans le prolongement direct des objectifs fixés au niveau national, ou mondial, comme ceux de la COP21 à Paris. Elle s’attache donc à les décliner localement au travers de programmes cadres dans l’intérêt des habitants du territoire et de la planète tout entière.

 


 

La compétence « stratégie environnementale », telle que définie par la loi sur les métropoles, se focalise en premier lieu sur la qualité de l’air et la réduction des nuisances sonores, préoccupations quotidiennes des habitants. Bien que ces deux critères soient cruciaux en terme de santé publique, ils ne recouvrent qu’une partie seulement des préoccupations environnementales. D’autres compétences métropolitaines permettent d’approcher plus globalement l’évolution du cadre de vie dans toute sa diversité :

  • le plan climat, dont la finalité est de contribuer à limiter le réchauffement climatique,
  • la prise en compte, au niveau local, de la loi sur la transition énergétique,
  • la gestion des déchets,
  • la gestion de l’eau et de l’assainissement,
  • la mer et le littoral,
  • la gestion des forêts et leur défense contre les incendies,
  • la mobilité,
  • l’économie.

La Métropole les appréhende donc de façon transversale en pointant toutes leurs interactions possibles.

Place aux nouvelles énergies

Dès 2007, le Grenelle de l’environnement, processus national de concertation des principaux acteurs de ce domaine, se fixait les objectifs suivants :

  • 2020 : 23 % de l'électricité consommée est composée uniquement d’énergies renouvelables.
  • 2030 : 32 % de l'électricité consommée est composée uniquement d’énergies renouvelables.

Si l’atteinte de ces objectifs s’avère aujourd’hui plus difficile que prévu, il n’en demeure pas moins que des améliorations sont possibles à l’échelle métropolitaine à travers des projets qui misent sur les énergies renouvelables. C’est le cas du développement de réseaux de chaleur alimentés par de la biomasse, du développement de centrales photovoltaïques ou d’éoliennes offshore et de l’utilisation de la géothermie.

Dans le domaine énergétique, le nouveau cadre législatif - notamment la loi transition énergétique pour la croissance verte (TECV) - répartit les responsabilités :

  • La Région assure la coordination de cette politique à son échelle en s’appuyant sur trois piliers :
    • la réduction des consommations d’énergie,
      (ex : isolation thermique des bâtiments),
    • l’efficacité énergétique (la différence entre énergie utile et énergie réellement consommée) afin de réduire le gaspillage,
    • la production d’énergie renouvelable (solaire, biomasse, éolien…).
  • La Métropole est chargée de la mise en œuvre concrète de ces politiques.

En combinant leurs efforts, Région et Métropole doivent donc réguler l’usage de la ressource énergétique, limiter les consommations liées aux bâtiments, aux transports et aux activités économiques, tout en développant la production d’énergies renouvelables.

  • L’échelon régional transcrira ses orientations générales dans le schéma régional du climat, de l'air et de l'énergie (SRCAE) ;
  • Aix-Marseille-Provence intègrera impérativement ces préconisations dans son plan climat-air-énergie territorial (PCAET).
Métropole - Aix-Marseille-Provence

 

 

 
BONS PLANS POUR LA PLANÈTE

La Métropole articule sa stratégie environnementale autour d’une série de plans métropolitains de l’environnement, de l’énergie et du climat. Ainsi, le plan climat-air-énergie territorial (PCAET) métropolitain, coproduit avec les acteurs concernés, devrait être opérationnel d’ici à 2019. Il se substitue, à une échelle désormais plus significative, aux cinq plans climat adoptés antérieurement par les EPCI préexistants.Si ses recommandations ne s’imposent pas légalement aux collectivités ou aux industriels, le plan climat et son plan d’actions constituent cependant une base de négociation pour l’ensemble des interlocuteurs publics et privés dans les trois principaux secteurs émetteurs de gaz à effet de serre (GES), responsables de la destruction de la couche d’ozone et du réchauffement climatique : 

  • l’industrie (40 % des émissions de GES au niveau national) ; 
  • les transports (25 % des émissions de GES au niveau national) ; 
  • les activités tertiaires et l’habitat (25 % des émissions de GES au niveau national).
-
-

PRÉVENIR LES RISQUES

L’environnement métropolitain est confronté à une multitude de risques :

  • Les risques naturels, comme les inondations, les séismes, les incendies de forêt,
  • Les risques technologiques liés aux activités industrielles, au nucléaire…

La prévention de ces menaces n’entre pas directement dans le cadre des compétences métropolitaines prévues par la loi. Aix-Marseille-Provence s’est néanmoins saisie de ce sujet pour être en mesure d’apporter moyens humains et matériels aux communes du territoire

qui seraient confrontées à une catastrophe d’ampleur.

Si son objectif est de se préparer à la gestion d’une éventuelle crise majeure, la Métropole va, dans le même temps, s’employer à prévenir les risques. Elle dispose pour cela d’un outil efficace le schéma de cohérence territoriale métropolitain (SCoT). Ce document d’urbanisme, auquel tous les autres documents d’urbanisme locaux, notamment les futurs plans locaux d’urbanisme intercommunaux (PLUI), doivent se conformer, anticipe les risques principaux. Il délimitera, par exemple, les secteurs du territoire où des habitations ne peuvent être implantées en raison d’un risque naturel ou technologique.