Marcher, courir, pédaler ou flâner en pleine nature sans quitter la ville : c’est la promesse de la future voie verte de l’Huveaune. Réservée aux modes actifs – circulation non motorisée -, elle permettra à tous de redécouvrir ce fleuve, pour leurs trajets du quotidien comme pour des moments de détente.
le projet en quelques mots
Le long de l’Huveaune, le projet prévoit de renaturer les berges et de créer des espaces dédiés à la mobilité douce et aux loisirs. Les écosystèmes seront protégés et enrichis, et les habitants pourront profiter des nombreux équipements jalonnant le parcours : espaces de pause ou de santé, jeux pour enfants, totems informatifs et de sensibilisation à l’environnement…
De Marseille à Aubagne, en passant par La Penne-sur-Huveaune, près de 14 kilomètres de berges retrouveront leur caractère naturel.
D’une durée de 12 ans (2020 – 2032), d’un montant total de 23 millions d’euros, la réalisation du projet de voie verte de l’Huveaune a été confié par la Métropole à la Soleam, maître d’ouvrage délégué, pour un accompagnement de la conception et la réalisation.
La Métropole, les communes traversées, et l’EPAGE Huveaune Côtiers Aygalades (HuCA) œuvrent ensemble pour concrétiser ce projet.
Cette restauration s’inscrit au cœur de la stratégie métropolitaine de mobilité durable et de gestion des milieux aquatique et prévention des inondations.









Les enjeux du projet
Une voie axée sur notre lien à l’environnement…
La préservation de l’environnement guide chaque étape du projet. Des mesures spécifiques garantissent la protection du cours d’eau et de sa ripisylve, tandis qu’une collaboration avec l’EPAGE HuCA favorise la réduction du risque d’inondation. Cette approche globale conjugue valorisation écologique, patrimoniale et culturelle des lieux, tout en repensant les mobilités urbaines.
…Et reliée aux équipements de proximité
En reliant les noyaux villageois, zones d’emploi, établissements d’enseignement et pôles de mobilité, la voie verte va tisser tout un réseau de connexions à travers le territoire. Elle dessinera un nouvel axe de déplacement pour les mobilités douces, facilitant les trajets quotidiens des piétons et des cyclistes. Elle offrira des trajets plus paisibles et protégés, reliés aux axes cyclables structurants de la Métropole Aix-Marseille Provence.
LES éTAPES DE 2020 à 2032
Un projet d’envergure, coordonné en plusieurs temps
Les étapes préalables (2020 – 2026) comprennent la préfiguration, les études techniques et financières, et les approches environnementales.
Les étapes de travaux (2026 – 2032) sont constituées de deux phases découpées en tronçons :
- Phase 1 (2026 – 2030), deux tronçons de travaux (1er : stade Vélodrome – collège Louise Michel 2026/2027), (2ème : La Barasse – La Valentine 2028/2030).
- Phase 2 (elle chevauche la phase 1 et se termine en 2032) : deux tronçons de sous-secteurs complémentaires à la phase 1
Zoom sur le premier tronçon
Dès 2026, les travaux sont lancés !
Le premier tronçon de travaux concerne Marseille, avec la transformation du cheminement piétonnier entre le stade Vélodrome et le collège Louise Michel, en passant par le pôle d’échange Sainte-Marguerite Dromel.
Les travaux se tiendront de juillet 2026 à décembre 2027, pour un cout estimé de 3,6 M€. Ce premier tronçon a été retenu pour un co-financement européen maximal de 3,1M€.
Arbres, mobiliers, éclairages, revêtements, sécurisation des traversées piétonnes et cycles, ce linéaire de 1,8km sera entièrement repensé. La nouvelle voie verte sera connectée aux aménagements cyclables existants, notamment sur l’avenue Raymond Teisseire et le boulevard Sainte-Marguerite. Elle offrira un véritable îlot de fraicheur avec la plantation de près de 200 arbres et la création de deux placettes arborées, tout en préservant les arbres existants.
Les travaux permettront plus précisément :
- de rénover entièrement le cheminement existant le long de l’Huveaune avec un revêtement confortable, accessible et perméable ;
- d’installer des bancs et des espaces de détente ;
- de créer des espaces dédiés à la pratique sportive ;
- de sécuriser les traversées piétonnes et cyclables aux carrefours ;
- de moderniser l’éclairage public avec des équipements plus respectueux de l’environnement ;
- d’installer de nouvelles caméras.
Les étapes du premier tronçon, juillet 2026 – décembre 2027
Afin de garantir la sécurité de tous, certaines voies seront temporairement fermées. Des itinéraires alternatifs seront proposés.
Les étapes peuvent être soumises à des changements dus à la nature des travaux.
- Étape 1 : juillet 2026 → novembre 2026
En juillet et août 2026, travaux avenue Raymond Teisseire, entre l’allée Raymond Grassi et le boulevard Sainte-Marguerite.
De juillet à novembre 2026, travaux entre la rue Gustave Eiffel et la rue Alfred Curtel.
Pendant cette période, cette portion sera fermée aux piétons et aux cyclistes. Itinéraire alternatif par la rue Gustave Eiffel, le boulevard des Aciéries et la rue Alfred Curtel.
- Étape 2 : octobre 2026 → juillet 2027
D’octobre 2026 à juillet 2027, travaux entre le boulevard Michelet et le boulevard Sainte-Marguerite.
Pendant cette période, cette portion sera fermée. Itinéraire alternatif par l’allée Raymond Grassi (hors jours d’événements au Stade Vélodrome) et le boulevard de la Pugette/ boulevard Gaston Ramon.
- Étape 3 : décembre 2026 → avril 2027
De décembre 2026 à avril 2027, travaux entre le pôle d’échange multimodal Sainte-Marguerite Dromel et la rue Gustave Eiffel.
Pendant cette période, cette portion sera fermée. Itinéraire alternatif par le boulevard de l’Huveaune et la rue Alfred Curtel. - Étape 4 : avril 2027 → décembre 2027
Finalisation des aménagements et mise en service progressive de ce tronçon de la voie verte : plantations, création des placettes, installation du mobilier et des équipements sportifs, mise en place de l’éclairage, finitions.
Une action complémentaire : le développement du réseau cyclable du Plan vélo métropolitain.
Parallèlement, la Métropole Aix-Marseille-Provence densifie son réseau cyclable afin d’offrir des axes de déplacements attractifs aux cyclistes du quotidien. La voie verte sera connectée à ces aménagements afin de jouer son rôle d’axe de déplacement apaisé pour des cyclistes à la recherche d’un itinéraire offrant calme et possibilité de pause. Elle est également conçue pour favoriser la cohabitation entre cyclistes et marcheurs, dans le respect de chacun.
Une autorisation environnementale pour garantir protection de tous et respect du vivant
De 2023 à 2026, l’instruction d’un dossier d’étude environnementale a été menée par les services de l’État. Elle sera suivie prochainement d’une enquête publique.
Dès 2028, une fois l’autorisation environnementale obtenue, les secteurs présentant des enjeux de gestion des milieux aquatiques et de prévention des inondations pourront voir leur mue s’opérer en lien étroit avec l’EPAGE HuCa et les communes.
Un projet défini avec les usagers et les habitants
Du 26 janvier au 26 mars 2023, une phase de concertation préalable a permis aux riverains et usagers de partager leurs attentes et propositions pour la voie verte.
- Ces échanges ont permis de construire l’avant-projet et de retenir trois axes majeurs :
- Le tracé de la voie verte et ses connexions aux quartiers et équipements ;Les enjeux de mobilité, de services, de gestion des milieux aquatiques ou encore de protection de la biodiversité ;
- Les contraintes et les attentes à prendre en compte.
Les acteurs du projet
L’opération est portée par la Métropole Aix-Marseille-Provence
Maitre d’ouvrage : Métropole Aix-Marseille-Provence
Maître d’ouvrage délégué : Société locale d’équipement et d’aménagement de l’aire métropolitaine (SOLEAM)
Partenaires : Ville de Marseille, EPAGE HuCA, Ville de La Penne-sur Huveaune, Ville d’Aubagne
Groupement de maitrise d’œuvre : Artelia, TDSO, STOA, Biotope
Groupement mission concertation : Eclectic Expérience, La Compagnie des rêves urbains, Sur le pont ! communication





foire aux questions
Qu’est-ce qu’une voie verte ?
Une voie verte est définie par le code de la route comme une route réservée à la circulation des piétons, des cyclistes, des engins de déplacement personnels et, selon les lieux, des cavaliers. Sur cette route, les usagers sont assurés de ne pas rencontrer, sauf exception, de véhicules motorisés (exception pour les véhicules de secours, d’entretien voire sur autorisation accès riverains).
D’une largeur minimale de 3 mètres et optimale de 5 mètres, la voie verte est un aménagement cyclable et piéton plutôt destiné aux grands linéaires avec peu d’intersections, à proximité d’espaces naturels. Elle est particulièrement pertinente le long des cours d’eau ou du littoral, en traversée de grands parcs, etc. Elle est autant utilisée pour les déplacements quotidiens en semaine que ceux de loisirs le week-end ou de tourisme.
Quelle est la différence entre une voie verte et une piste cyclable ?
Une piste cyclable est une voie réservée à la circulation des vélos et engins de déplacement personnel séparée physiquement de la voie de circulation des véhicules, qu’elle longe en général. D’une largeur de 3 à 4 mètres en bidirectionnelle, les piétons n’y sont autorisés qu’en cas d’absence de trottoirs ou impossibilité de les utiliser. La piste cyclable se situe plus généralement en milieu urbain voire périurbain, en proximité d’une voie de circulation générale.
Il s’agit de deux différences majeures avec la voie verte qui est, elle, plus adaptée aux circulations en milieu naturel et permet, via une largeur plus importante, une cohabitation des modes doux (piétons et cycles notamment).
Le tracé sera-t-il connecté à d’autres voies cyclables ?
Oui, la voie verte fera partie intégrante du réseau cyclable de la ville de Marseille. Ainsi, les déplacements à vélo, trottinette ou autres engins de déplacement personnel gagnent en sécurité, attractivité et lisibilité. Le projet a pour objectif secondaire de densifier le réseau cyclable de la ville de Marseille en reliant la voie verte aux lieux de vie identifiés lors de la concertation (équipements publics, zone d’emploi, d’enseignement, etc.) mais également en proposant des itinéraires cyclables complémentaires.
Des ponts ou passerelles sont-ils prévus ?
Oui, en respectant des normes de sécurité adaptées au fleuve, et aux circulations piétonnes et cycles. Ces ponts, passerelles et passages permettront d’assurer une bonne connexion entre la voie verte et les différents points d’intérêt. La création de ces traversées nécessite, au préalable, la validation des services de l’État.
Une voie verte existe déjà entre les plages du Prado et La Capelette. Sera-t-elle réaménagée ?
Sur ce tronçon, des améliorations seront proposées afin de rendre plus accessible et lisible l’itinéraire, notamment de mieux le connecter aux équipements existants.
Quel est le coût du projet ?
À ce jour, le coût prévisionnel global du projet s’élève à environ 23 M€ HT.
Quelles mesures sont prises pour la protection de la biodiversité ?
L’Huveaune et ses berges sont des sites naturels sensibles qu’il faut protéger. L’aménagement de la voie verte devra de ce fait :
- préserver et valoriser l’Huveaune et sa biodiversité dans le cadre de la définition du projet (éviter les zones à enjeux identifiées, par exemple) ;
- permettre la restauration et la protection des berges et de la ripisylve (formations végétales qui se développent sur les bords des cours d’eau) ;
- prévoir des aménagements et des matériaux adaptés aux enjeux de biodiversité (éclairage, revêtements perméables, matériaux naturels, réemploi de matériaux du site…) ;
- contribuer à la réduction des pollutions du cours d’eau.
Le projet intégrera également des parcours pédagogiques avec des totems d’informations destinés à sensibiliser les usagers à la protection de la biodiversité et au respect de cet écosystème sensible.
Le projet va-t-il permettre de réduire les risques d’inondation ?
Oui, le projet prendra notamment en compte l’enjeu de réduction du risque et agira sur ce dernier en coordination étroite avec le service de Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations GEMAPI) de la Métropole Aix-Marseille-Provence et l’Établissement public d’aménagement et de gestion des eaux EPAGE HuCa.
Le projet va-t-il permettre la baignade dans le fleuve ?
Non, le projet ne modifiera pas les règles d’usage du cours d’eau et ne rendra pas la baignade possible dans l’Huveaune.