Marcher, courir, pédaler ou flâner en pleine nature sans quitter la ville : c’est la promesse de la future voie verte de l’Huveaune. Réservée aux modes actifs – circulation non motorisée -, elle permettra à tous de redécouvrir ce fleuve, pour leurs trajets du quotidien comme pour des moments de détente.
Le contexte
Le long de l’Huveaune, le projet prévoit d’allier renaturation des berges et création d’espaces dédiés à la mobilité douce. Piétons et cyclistes pourront profiter des nombreux équipements jalonnant le parcours: espaces de pause ou de santé, jeux pour enfants, totems pédagogiques et informatifs…
De Marseille et Aubagne, en passant par La Penne-sur-Huveaune , près de 16 kilomètres de berges se réapproprieront leur caractère naturel. La Métropole, les communes traversées, et l’EPAGE Huveaune Côtiers Aygalades (HuCA) œuvrent ensemble pour réaliser ce projet. œuvrent ensemble pour réaliser ce projet.
Protégés et valorisés, le fleuve et son écosystème retrouveront ainsi leurs lettres de noblesse La voie verte et l’ensemble des espaces publics de détente et de loisirs créés permettront, eux, aux habitants de mieux se déplacer et de profiter d’une nature préservée.
Cette restauration s’inscrit au cœur de la stratégie métropolitaine de mobilité durable et gestion des milieux aquatique et de prévention des inondations, portée par la Métropole Aix-Marseille-Provence et déléguée pour cette dernière à l’EPAGE HuCA.








Les enjeux du projet
Une voie respectueuse de son environnement
La préservation de l’environnement guide chaque composante du projet. Des mesures spécifiques garantiront la protection du cours d’eau et de sa ripisylve, tandis qu’une collaboration avec l’EPAGE HuCA favorisera la réduction du risque d’inondation. Cette approche globale conjugue valorisation écologique, patrimoniale et culturelle des lieux, tout en repensant les mobilités urbaines.
Reliée aux équipements de proximité
En reliant les noyaux villageois, zones d’emploi, établissements d’enseignement et pôles de mobilité, la voie verte tissera un réseau de connexions à travers le territoire. Elle dessinera un nouvel axe de déplacement stratégique pour les mobilités douces, facilitant les trajets quotidiens des piétons et cyclistes à la recherche de trajets plus paisibles et protégés tout s’intégrant et en se connectant à des axes cyclables structurants de la Métropole Aix Marseille Provence.
Les étapes du projet
Plusieurs étapes d’aménagement
Le projet se déploie par phase. La première phase concerne un tracé de 12 km sur le territoire marseillais. Les cheminements piétonniers existants laisseront place à une véritable voie verte, avec de nouveaux tronçons le long de l’Huveaune, dans les secteurs Est. Cette métamorphose s’accompagnera d’une renaturation complète des berges.
Dès 2026, le premier tronçon de ce projet structurant est lancé en travaux !
Il s’agit de la requalification du cheminement piétonnier entre le Stade Vélodrome dans le 8ème arrondissement de Marseille et le collège Louise Michel en passant par le pôle d’échange Dromel dans le 9ème arrondissement de Marseille.
Arbres, mobiliers, éclairages, revêtements, sécurisation des traversées piétonnes et cycles, ce linéaire de 1,8km sera entièrement repenser pour favoriser et sécuriser les déplacements piétons et cycles sur cet axe stratégique et valoriser cette ressource naturelle du territoire qu’est le fleuve Huveaune. Les connexions aux aménagements cyclables existants seront également prévus notamment sur l’avenue Raymond Teisseire et le boulevard Sainte Marguerite dans le 9ème.
Les travaux se tiendront de juillet 2026 à décembre 2027 pour un cout estimé de 3,6 M€. Ce premier tronçon a été retenu pour un co-financement européen à un niveau de 3,1M€ au maximum.
Le phasage de ce chantier, première étape du projet de voie verte de l’Huveaune est le suivant avec l’identification des itinéraires alternatifs (attention ce phasage peut etre amené à être adapté) :
Afin de garantir la sécurité des usagers, certaines portions du chemin seront temporairement fermées avec des itinéraires alternatifs. Le chantier se déroulera en quatre grandes phases :
- Étape 1 : Juillet 2026 → Octobre 2026
Travaux sur la rue Raymond Teisseire avec une prolongation des aménagements cyclables et la création d’un plateau traversant créant et sécurisant une nouvelle traversée piétonne et cycle.
Travaux entre la rue Gustave Eiffel et la rue Alfred Curtel. Itinéraire piéton et cycle conseillé : Rue Gustave Eiffel → Boulevard des Aciéries → Rue Alfred Curtel.
- Étape 2 : Octobre 2026 → Juillet 2027
Travaux entre le boulevard Michelet et le boulevard Sainte-Marguerite. Portion fermée. Itinéraire piéton et cycle conseillé : Allée Raymond Grassi (hors événements au Stade Vélodrome), Boulevard de la Pugette, Boulevard Gaston Ramon.
- Étape 3 : Décembre 2026 → Avril 2027
Travaux entre le pôle d’échange multimodal Dromel et la rue Gustave Eiffel. Itinéraire piéton et cycle conseillé : Boulevard de l’Huveaune → Rue Alfred Curtel → Rue Gustave Eiffel.
- Étape 4 : Avril 2027 → Décembre 2027
Finalisation des aménagements avec plantations, placettes, mobilier, équipements sportifs, éclairage et finitions. La mise en service sera progressive jusqu’à l’ouverture complète de la voie verte en décembre 2027.
Attention ce phasage est donné à titre indicatif et peut être amené à évoluer.
En 2027, un nouveau tronçon en connexion avec la gare de la Barasse.
En 2027, ce sera au tour de l’avenue du commandant de Robien dans le 11ème arrondissement de Marseille de se voir entièrement requalifiée et ses berges protégées et valorisées.
Dès 2028, l’ensemble du projet soumis à autorisation environnementale pourra sortir de terre.
Une fois l’autorisation environnementale obtenue les secteurs présentant des enjeux de gestion des milieux aquatiques et de prévention des inondations pourront voir leur mue s’opérer en lien étroit avec l’EPAGE HuCa et les communes (requalification du cheminement piétonnier entre le parc Borely et le boulevard Michelet, création de zones d’expansion de crue dans le 11ème arrondissement, renaturation et reméandrage de l’Huveaune dans le 9ème arrondissement etc).
A partir de 2028, ce projet pourra prendre de l’ampleur et avancer dans l’objectif de mobilité, de protection de l’environnement et de nature en ville.
Une action complémentaire : le développement du réseau cyclable du plan vélo métropolitain.
Parallèlement, la Métropole Aix-Marseille-Provence densifiera son réseau cyclable structurant afin d’offrir des axes de déplacements attractifs pour les cyclistes du quotidien. La voie verte sera connectée à ces aménagements afin de jouer son rôle d’axe de déplacement apaisé pour des cyclistes à la recherche d’un itinéraire offrant calme et possibilités de pause et des marcheurs prêts à cohabiter dans le respect de chacun.
D’un montant total de 23 millions d’euros, le projet de voie verte de l’Huveaune a été confié par la Métropole à la Soleam, maître d’ouvrage délégué qui l’accompagnera tout au long de la conception et la réalisation.
Un projet défini avec les usagers et les habitants

Le dialogue avec les habitants a défini le projet. Du 26 janvier au 26 mars 2023, une phase de concertation préalable a permis aux riverains et futurs usagers de partager leurs attentes et propositions pour la voie verte.
Ces échanges ont permis de construire l’avant-projet et de retenir trois axes majeurs :
- Le tracé de la voie verte et ses connexions aux quartiers et équipements ;
- Les enjeux de mobilité, de services, de gestion des milieux aquatiques ou encore de protection de la biodiversité ;
- Les contraintes et les attentes à prendre en compte.
À l’issue de cette étape de co-construction, le dossier d’étude environnementale a été soumis aux services de l’État. L’instruction qui a débuté fin 2023 touche à sa fin avec la prochaine ouverture de l’enquête publique par les services de l’Etat. Elle aura permis de sécuriser l’ensemble du projet, ses apports pour la protection de l’environnement et limiter ses impacts. Une attention particulière a été portée au risque inondation.
Les acteurs du chantier
L’opération est portée par la Métropole Aix-Marseille-Provence
Maitre d’ouvrage : Métropole Aix-Marseille-Provence
Maître d’ouvrage délégué : Société locale d’équipement et d’aménagement de l’aire métropolitaine (SOLEAM)
Partenaires : Ville de Marseille, EPAGE HuCA, Ville de La Penne-sur Huveaune, Ville d’Aubagne
Groupement de maitrise d’œuvre : Artelia, TDSO, STOA, Biotope
Groupement mission concertation : Eclectic Expérience, La Compagnie des rêves urbains, Sur le pont ! communication





foire aux questions
Qu’est-ce qu’une voie verte ?
Une voie verte est définie par le code de la route comme une route réservée à la circulation des piétons, des cyclistes, des engins de déplacement personnels et, selon les lieux, des cavaliers. Sur cette route, les usagers sont assurés de ne pas rencontrer, sauf exception, de véhicules motorisés (exception pour les véhicules de secours, d’entretien voire sur autorisation accès riverains).
D’une largeur minimale de 3 mètres et optimale de 5 mètres, la voie verte est un aménagement cyclable et piéton plutôt destiné aux grands linéaires avec peu d’intersections, à proximité d’espaces naturels. Elle est particulièrement pertinente le long des cours d’eau ou du littoral, en traversée de grands parcs, etc. Elle est autant utilisée pour les déplacements quotidiens en semaine que ceux de loisirs le week-end ou de tourisme.
Quelle est la différence entre une voie verte et une piste cyclable ?
Une piste cyclable est une voie réservée à la circulation des vélos et engins de déplacement personnel séparée physiquement de la voie de circulation des véhicules, qu’elle longe en général. D’une largeur de 3 à 4 mètres en bidirectionnelle, les piétons n’y sont autorisés qu’en cas d’absence de trottoirs ou impossibilité de les utiliser. La piste cyclable se situe plus généralement en milieu urbain voire périurbain, en proximité d’une voie de circulation générale.
Il s’agit de deux différences majeures avec la voie verte qui est, elle, plus adaptée aux circulations en milieu naturel et permet, via une largeur plus importante, une cohabitation des modes doux (piétons et cycles notamment).
Le tracé sera-t-il connecté à d’autres voies cyclables ?
Oui, la voie verte fera partie intégrante du réseau cyclable de la ville de Marseille. Ainsi, les déplacements à vélo, trottinette ou autres engins de déplacement personnel gagnent en sécurité, attractivité et lisibilité. Le projet a pour objectif secondaire de densifier le réseau cyclable de la ville de Marseille en reliant la voie verte aux lieux de vie identifiés lors de la concertation (équipements publics, zone d’emploi, d’enseignement, etc.) mais également en proposant des itinéraires cyclables complémentaires.
Des ponts ou passerelles sont-ils prévus ?
Oui, en respectant des normes de sécurité adaptées au fleuve, et aux circulations piétonnes et cycles. Ces ponts, passerelles et passages permettront d’assurer une bonne connexion entre la voie verte et les différents points d’intérêt. La création de ces traversées nécessite, au préalable, la validation des services de l’État.
Une voie verte existe déjà entre les plages du Prado et La Capelette. Sera-t-elle réaménagée ?
Sur ce tronçon, des améliorations seront proposées afin de rendre plus accessible et lisible l’itinéraire, notamment de mieux le connecter aux équipements existants.
Quel est le coût du projet ?
À ce jour, le coût prévisionnel global du projet s’élève à environ 23 M€ HT.
Quelles mesures sont prises pour la protection de la biodiversité ?
L’Huveaune et ses berges sont des sites naturels sensibles qu’il faut protéger. L’aménagement de la voie verte devra de ce fait :
- préserver et valoriser l’Huveaune et sa biodiversité dans le cadre de la définition du projet (éviter les zones à enjeux identifiées, par exemple) ;
- permettre la restauration et la protection des berges et de la ripisylve (formations végétales qui se développent sur les bords des cours d’eau) ;
- prévoir des aménagements et des matériaux adaptés aux enjeux de biodiversité (éclairage, revêtements perméables, matériaux naturels, réemploi de matériaux du site…) ;
- contribuer à la réduction des pollutions du cours d’eau.
Le projet intégrera également des parcours pédagogiques avec des totems d’informations destinés à sensibiliser les usagers à la protection de la biodiversité et au respect de cet écosystème sensible.
Le projet va-t-il permettre de réduire les risques d’inondation ?
Oui, le projet prendra notamment en compte l’enjeu de réduction du risque et agira sur ce dernier en coordination étroite avec le service de Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations GEMAPI) de la Métropole Aix-Marseille-Provence et l’Établissement public d’aménagement et de gestion des eaux EPAGE HuCa.
Le projet va-t-il permettre la baignade dans le fleuve ?
Non, le projet ne modifiera pas les règles d’usage du cours d’eau et ne rendra pas la baignade possible dans l’Huveaune.