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La Métropole refuse de voter son budget 2026 face à la baisse des dotations de l’État

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Réunis en conseil métropolitain ce mardi 28 avril, les élus de la Métropole Aix-Marseille-Provence ont pris la décision de ne pas voter le budget pour l’exercice 2026. Confrontée à une baisse drastique et continue des dotations de l’État, représentant une perte de 120 millions d’euros en deux ans, l’institution se trouve dans l’impossibilité de présenter un budget sincère et équilibré.
 

Le conseil de la Métropole Aix-Marseille-Provence a décidé, ce mardi 28 avril, de ne pas voter le budget 2026. Une décision attendue, prise dans la continuité de la conférence des maires organisée une semaine plus tôt.

Un budget impossible à équilibrer

Pendant deux semaines, les élus et les services métropolitains ont travaillé pour tenter de construire un budget cohérent, sincère et équilibré. Mais il s’avère trop compliqué d’aligner les recettes et les dépenses.

En cause : une situation inédite. La Métropole doit faire face à une baisse importante des dotations de l’État, tout en assumant des charges en hausse, notamment pour les transports. Cet écart rend l’équilibre budgétaire impossible sans prendre des mesures très lourdes pour le territoire.

Un refus de mesures trop pénalisantes

Plutôt que d’augmenter fortement les impôts ou de réduire drastiquement les services publics, les élus ont fait le choix de ne pas voter ce budget.

Ils estiment qu’un tel effort ne peut reposer uniquement sur les habitants et les communes, et appellent à une évolution du financement des intercommunalités.

Que va-t-il se passer maintenant ?

Ce non-vote enclenche une procédure prévue par la loi. La Chambre régionale des comptes va examiner la situation et proposer un budget au préfet de région, qui pourra ensuite l’ajuster et le mettre en œuvre.

Une Métropole qui reste mobilisée

Pour autant, la Métropole ne reste pas inactive. Le président, Nicolas Isnard, a annoncé plusieurs actions :

  • le lancement d’un plan d’économies pour limiter l’impact financier
  • l’organisation d’Assises du financement des mobilités, associant l’État, les institutions, les acteurs économiques et les usagers, afin de trouver des solutions durables

 

 

« Si les temps sont compliqués et la situation inédite, j’ai néanmoins l’intime conviction que ce que nous sommes en train de faire ici, unis et déterminés, en prenant la responsabilité de refuser un budget inique qui accablerait nos communes ou nos contribuables, aura des conséquences positives sur le long terme pour nos 92 communes, nos 2 millions d’habitants et ce territoire extraordinaire d’énergie et de caractère », a conclu le président de la Métropole, Nicolas Isnard.

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