Le service public du pluvial urbain

La Métropole assure la gestion des eaux pluviales. Elle est responsable de l’ensemble des ouvrages et des équipements du domaine public, qui permettent de collecter, drainer, stocker et traiter les eaux pluviales avant de les renvoyer vers le milieu récepteur.
Cet important patrimoine comprend environ 4 100 km de fossés et de réseaux souterrains. Il compte également plus de 80 000 avaloirs, plus de 750 bassins de rétention publics, 160 ouvrages de traitement qualitatif, 30 stations de pompage pluvial et plus de 300 ouvrages spécifiques (mesures, régulation…).

Réduire les risques d’inondation

Le GIEC (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) a établi, avec un haut niveau de certitude, que le territoire méditerranéen sera impacté par le changement climatique. Les vagues de chaleur et de sécheresse, les inondations et les pluies extrêmes pourraient être de plus en plus marquées et fréquentes. 
C’est pourquoi la Métropole, dans le cadre de la gestion des eaux pluviales urbaines, privilégie la désimperméabilisation des sols et l’infiltration des eaux de pluie, qui représentent une ressource précieuse à valoriser au bénéfice des espaces verts et naturels. 
Les objectifs de la Métropole trouvent leurs traductions dans les documents d’urbanisme et règlementaires ainsi que dans les mesures qui orientent les projets vers plus de résilience environnementale.
La Métropole élabore aussi un Schéma directeur métropolitain des eaux pluviales, décliné par grand bassin versant. Un premier volet, consacré à la zone littorale sud-est du territoire, a été approuvé par les élus métropolitains le 20 juin 2019. Un deuxième relatif au bassin versant amont de l’Huveaune a été approuvé par le conseil de Métropole, le 15 décembre 2025. Un troisième concernant lesecteur sud-ouest de l’Étang de Berre est en cours de finalisation.

Améliorer la qualité des eaux rejetées

L’amélioration de la qualité des eaux rejetées par le réseau pluvial urbain est également une priorité de la Métropole. L’enjeu est de protéger les eaux souterraines, les cours d’eau, les milieux lagunaires, les eaux littorales et les autres milieux récepteurs. L’institution intensifie ainsi la lutte contre les raccordements illicites d’eaux usées et contre toutes les incivilités qui participent à la pollution. La sensibilisation des habitants au lien continu entre le réseau pluvial urbain et le milieu naturel représente ainsi une priorité. La préservation des rivières et de la merest l’affaire de tous !
Afin d’améliorer la qualité des eaux de baignade du littoral marseillais, la Métropole a engagé la modernisation du système d’assainissement et de traitement du pluvial : 
• Caractérisation de la contribution des activités humaines sur les différents bassins versants à la pollution par les macro-déchets ;
• Optimisation du piégeage des macro-déchets sur le site de la Pugette réalisé en 2024, 
• Optimisation du traitement qualitatif des eaux pluviales sur la base nautique du Roucas Blanc mis en service mi-2023 ;
• Traitement qualitatif des eaux de pluie par maillage contrôlé des réseaux pluviaux vers les réseaux sanitaires;
• Déploiement de systèmes de traitement qualitatif, notamment de pièges à macro-déchets, sur les ouvrages pluviaux afin de réduire la quantité de déchets rejetés en mer.

Règlement SPUM Aix-Marseille-Provence 2023

Trop de plastiques à la mer !

Trop de déchets sont encore jetés sur la chaussée. Ils finissent souvent à la mer, via bien souvent les cours d’eau. Ainsi, le sac plastique, le mégot écrasé à terre ou le mouchoir négligemment abandonné au sol, s’ils ne sont pas mis dans une poubelle, termineront leur parcours dans la Méditerranée ou dans l’étang de Berre… 
Avec près de 600 000 tonnes déversées chaque année dans la mer, dont 11 200 tonnes depuis la France, la pollution plastique est particulièrement alarmante.
Dans ce contexte, la Métropole s’est engagée, aux côtés de WWF France, vers un objectif zéro déchet plastique en mer. Le plan d’actions, voté en conseil de Métropole le 5 mai 2022, rassemble près d’une centaine de mesures pour lutter contre ce fléau (études de caractérisation des apports en déchets plastiques ; réalisation d’ouvrages de traitement qualitatifs des eaux pluviales, notamment pour le piégeage des macro-déchets ; campagnes de sensibilisation des usagers de l’espace public…).

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