À Istres, la médiathèque René Char entre dans une nouvelle phase de chantier

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Après plusieurs mois d’interruption, les travaux de la médiathèque métropolitaine René Char ont repris à Istres. Implanté au cœur du Centre Éducatif et Culturel (CEC) des Heures Claires, le chantier doit aboutir à une mise en service début 2026.

Suspendu depuis le printemps 2024, le chantier redémarrera officiellement le 21 avril prochain, à l’issue d’une phase de préparation déjà engagée. Les travaux reprendront pour une durée de huit mois, jusqu’à la réception du bâtiment prévue à la mi-novembre. S’en suivront ensuite plusieurs semaines consacrées à l’installation du mobilier et à l’organisation des espaces, en vue d’une ouverture au public au premier trimestre 2026.

Un équipement culturel de référence pour le territoire

Pensée comme un lieu de savoir, de création et de rencontre, la médiathèque s’inscrit dans la continuité du projet éducatif et culturel des Heures Claires, initié dans les années 1970. Avec une surface de près de 4 000 m² répartie sur trois niveaux, elle viendra renforcer l’offre de lecture publique de la Métropole, tout en s’adaptant aux usages contemporains.

Au sous-sol, un parking de 120 places assurera l’accueil du public. Le rez-de-chaussée regroupera les collections jeunesse, bande dessinée et littérature, ainsi qu’un auditorium de 130 places, une salle d’exposition et une artothèque. L’étage accueillera quant-à-lui un fablab, des espaces de travail, des équipements numériques et les services internes.

Conçue comme un « tiers-lieu », la médiathèque proposera des espaces ouverts, évolutifs et hybrides pour favoriser la lecture autant que la pratique, la rencontre ou la formation. Elle viendra s’articuler avec les équipements existants du site : conservatoire, théâtre, structures associatives et artistiques.

Une architecture ouverte et intégrée

L’architecture du bâtiment, conçue par l’agence FLINT, s’insère en lisière de pinède entre l’actuelle médiathèque et l’avenue. Son implantation et ses lignes sobres prolongent l’écriture architecturale des Heures Claires. Depuis le parvis, une vaste façade protectrice accompagne les visiteurs jusqu’à l’entrée. De l’autre côté, le bâtiment s’ouvre vers les pins tandis qu’une grande terrasse couverte prolonge les espaces vers l’extérieur.

Inscrit dans la démarche Bâtiments Durables Méditerranéens – dispositif régional d’évaluation qui valorise les projets attentifs à la qualité de vie, à la gestion des ressources et à l’impact environnemental – le projet, conçu dans une logique bioclimatique, vise le niveau argent. La géothermie assurera le chauffage et le rafraîchissement du bâtiment, limitant les consommations énergétiques tout en garantissant un confort thermique constant.

En écho à la vocation du lieu, une œuvre monumentale sera installée dans le cadre du 1 % artistique. Continuum, création de l’artiste Étienne Rey, prendra la forme de trois monolithes en inox poli de 9 mètres de haut. Installés à l’entrée du site, ils capteront les reflets du ciel, des arbres et des passants pour créer un jeu de perceptions en mouvances.

Une démarche participative

Tout au long du projet, les agents du réseau de lecture ont été étroitement associés : définition des besoins, participation aux choix d’aménagements et du mobilier, réflexion autour de l’accueil et des services…. Des visites de chantier ont été organisées à leur attention, ainsi qu’à celle de publics scolaires : collégiens de la classe média du collège Savary et étudiants de l’ESDAC (École Supérieure de Design, d’Arts Appliqués, de Communication & des Métiers de l’Internet) ont ainsi pu découvrir les coulisses de la construction et échanger avec les professionnels autour des métiers du chantier et de la création architecturale.

Un calendrier de reprise structuré

Le chantier entre dans une séquence technique dense. Plusieurs interventions sont programmées : pose du faux plafond bois à partir du 28 avril, coulage du plancher chauffant fin juin, aménagement des abords de juillet à septembre, installation des sols souples et du parquet de l’auditorium à la rentrée, mobilier intégré en octobre… Le coût total de l’opération s’élève à 23 millions d’euros TTC, financés à 42 % par la Métropole, 36 % par l’État, 12 % par la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur et 10 % par le Département des Bouches-du-Rhône.

À Istres, la Métropole vient ainsi affirmer une ambition culturelle partagée, ouverte aux usages de demain et ancrée dans un territoire en mouvement.

 

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