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Transports

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Les enjeux
de la mobilité métropolitaine

En tant qu’Autorité organisatrice unique de la mobilité durable (AOM), la Métropole Aix-Marseille-Provence est chargée d’organiser et de gérer sur son territoire l’ensemble des transports publics. C’est le cas pour les réseaux urbains de bus, de tram et de métro et pour les lignes interurbaines de cars entre les 92 villes et villages de la Métropole et ses pôles d’activités économiques.

La Métropole a pris le relais des 7 Autorités Organisatrices antérieures et pilote désormais 15 réseaux, y compris celui de Cartreize, l’ex réseau départemental de transport, pour n’en faire plus qu’un.

 


 

Cette compétence mobilité est d’autant plus déterminante pour la Métropole que, contrairement à ses homologues françaises, l’objectif premier n’est pas simplement de relier une ville-centre unique et sa périphérie. Pour Aix-Marseille-Provence, le défi est de desservir plusieurs villes-centres et pôles d’activités, éloignés les uns des autres, sur un territoire de 3 148 km2 ! C’est-à-dire quatre fois plus grand que le Grand Paris et six fois plus grand que le Grand Lyon.

Or, jusqu’à maintenant, faute de pouvoir facilement emprunter les transports en commun pour se rendre au travail, faire ses courses, pratiquer un sport ou suivre des cours à l’université, une large majorité de Métropolitains utilisent leur voiture personnelle. 94 % des déplacements supérieurs à 7 km sont automobiles Réduire de 8 % seulement la part de la voiture dans les déplacements - c’est l’objectif visé par la Métropole - aurait des effets tangibles sur le désengorgement du réseau routier.

Alternatives à la voiture

Il n’est pas question de faire disparaître la voiture, mais de proposer une alternative à son usage principalement via les transports en commun. Cet objectif est crédible si plusieurs conditions sont réunies : la fréquence et la régularité des passages, la rapidité des parcours, des tarifs attractifs, des titres de transports adaptés aux usages, une information claire, du confort et de la sécurité, une accessibilité facile pour tous, une transition fluide d’un mode de transport à un autre… Avec le lancement, le 18 juillet 2018, de sa marque pour un réseau unique sur un territoire uni, la Métropole Aix-Marseille-Provence crée progressivement les conditions d’une refonte globale de son système de transports.

Cette nouvelle marque, La Métropole Mobilité réunissant 18 opérateurs, constitue, en effet, un préalable à l’unification du système de déplacements métropolitain. Elle vise à mettre en mouvement la mobilité dans toutes ses dimensions. Inscrite dans l’ambition du projet métropolitain, voté le 28 juin 2018, elle symbolise la mise en œuvre progressive de l’interopérabilité et de l’intermodalité, maîtres-mots de cette harmonisation progressive prévue par l’Agenda de la mobilité. Elle porte une promesse : celle de simplifier l’accès et l’usage des modes de déplacements alternatifs à la voiture.

Titre unique, tarifs en voie d'harmonisation

Autre changement concret, le pass transports intégral mensuel. Lancé en février 2018, il est proposé en version annuelle en septembre 2018 et permet de se déplacer partout sur le territoire d’Aix-Marseille-Provence. Ce pass métropolitain est particulièrement avantageux pour tous ceux qui étaient contraints d'acheter plusieurs abonnements pour un même trajet d’un point à un autre de la métropole. Depuis sa mise en service, 20 000 exemplaires ont été vendus.

La mise en œuvre de ce Pass constitue la première étape d’une harmonisation tarifaire progressive. Dans cette perspective, la Métropole a créé un support unique : lacarte. Cette carte permettant de charger l’ensemble des offres de mobilité proposé par la Métropole (ainsi que les abonnements TER) se substituera progressivement aux 7 cartes actuelles, simplifiant ainsi l’accès aux dispositifs de mobilité métropolitains.

Le Réseau Express Métropolitain, les possibilités démultipliées

La colonne vertébrale du futur système de mobilité sera portée par le réseau express de transports que l’Agenda de la mobilité prévoit d’achever d’ici à 2025. Il se construira dès 2019 en reliant et en interconnectant les réseaux existants pour offrir un système de lignes à haut de niveau de service, constitué de 3 lignes de chemin de fer et de 27 connexions interurbaines par autocar « lecar+ » maillant tout le territoire. Les liaisons express métropolitaines se caractériseront par un haut niveau de service : le confort, la rapidité et la fiabilité (grâce à 100km de voies réservées sur autoroute), la fréquence (10 minutes d’intervalle maximum aux heures de pointes), l’amplitude horaire.

Les lignes express métropolitaines s’articuleront avec 54 pôles d’échanges multimodaux, dont certains seront aménagés directement en bordure d’autoroute. Les lignes s’y croiseront et seront connectées avec les réseaux de bus locaux, le métro, le tram… À l’horizon 2025, 92 % des Métropolitains se situeront ainsi à moins de 10 minutes (en voiture, en vélo ou en bus), d’un accès au réseau express, à partir d’un pôle d’échanges ou d’un parc relais.

Dans son Agenda de la mobilité, la Métropole affirme aussi sa volonté de simplifier les déplacements et l’accès aux transports. Dans cette logique, la dénomination des différents services de transports a été formulée de la façon la plus explicite : la lecture du réseau est simplifiée, les usagers peuvent s’y retrouver aisément :

  • Lignes de bus è lebus
  • Lignes de bus offrant un haut niveau de service garanti (fréquence accrue, confort supplémentaire à bord, voie dédiée...)è lebus+
  • Lignes de cars è lecar
  • Lignes de cars offrant un haut niveau de service (fréquence accrue, confort supplémentaire à bord, voie dédiée...)è lecar+
  • Vélo en libre-serviceè levélo
  • Métro è lemétro
  • Tram è letram
  • Les boutiques de la mobilitéè laboutique
  • La carte de transport unique è lacarte

À plus long terme, vers 2030, la Ligne Nouvelle Provence Côte d’Azur permettra de doubler le nombre de TER grâce à une nouvelle gare souterraine à Marseille Saint-Charles. Ce projet, d’intérêt régional et national, est essentiel pour la Métropole. Il fera de Saint-Charles le véritable cœur du réseau métropolitain.

Réalisations et projets en cours
d’ici à 2020

En cohérence avec sa stratégie, la Métropole a finalisé ou engagé de grands projets :

  • BHNS d’Aix, et de Luminy à Marseille
  • Prolongement du métro jusqu’à la station Gèze
  • Lancement des travaux de construction de pôles d’échanges multimodaux à La Ciotat, Gardanne, Istres, Salon, Martigues, Vitrolles….

D’autres projets ambitieux sont en cours d’étude pour un démarrage prochain : extension du réseau de tramway de Marseille, renouvellement et automatisation du métro de Marseille, BHNS à Istres, Martigues, Miramas, Aubagne. La Métropole finance aussi des projets portés par d’autres maîtres d’ouvrage mais s’inscrivant dans sa stratégie : modernisation de la ligne ferroviaire Aix-Gardanne-Marseille, voies dédiées sur autoroute…

 

Pour en savoir plus sur La Métropole Mobilité

 

Métropole - Aix-Marseille-Provence
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Chiffres-clés
  • D’ici quinze ans, la Métropole prévoit de doubler l’usage des transports en commun d’échelle métropolitaine et d'augmenter de 50 % celui des transports locaux.
  • L’investissement métropolitain en quinze ans est égal à celui consenti par l’ensemble des collectivités du territoire au cours des cinquante dernières années.
  • Neuf Métropolitains sur dix seront à moins de dix minutes (en voiture, en vélo ou en bus) d’un accès au réseau de lignes à haut niveau de service à l’échéance 2025.
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Marche, vélo :
les « modes actifs » à l’honneur

Outre la couverture des longues distances au sein de la métropole, la mobilité se joue également dans les courts trajets du quotidien : ceux qu’il est possible de parcourir à pied ou à vélo et qui, trop souvent, sont effectués en voiture. La question n’est pas anodine car, là encore, les habitudes et la façon dont nos villes ont été aménagées dans le passé font que la voiture est souvent privilégiée. Pour redonner l’envie de marcher et de pédaler, la Métropole engage plusieurs chantiers qu’elle va confier à un nouveau service dédié.

Il faut d’abord retravailler l’espace public pour qu’il se montre plus accueillant pour les modes doux et leurs usagers, notamment dans les centres-villes : trottoirs plus sûrs et confortables, pistes cyclables aménagées… Il faut aussi que, dans les pôles d’échanges métropolitains qui favorisent l’intermodalité (le passage d’un mode de déplacement à un autre pour un même trajet), l’accueil des piétons et cyclistes soit organisé : aménagements cyclables, stationnements vélos, jalonnement directionnel piéton… Il est aussi important d’encourager l'achat ou la location de vélos. Un service métropolitain de location de vélos est à l’étude avec une flotte de 2 000 vélos près des principaux pôles d’échanges. Enfin, un volet « vélo » complétera l’application numérique de mobilité « lepilote ».

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A lire aussi

Agenda de la mobilité métropolitaine (7 Mo).

 

 

 
Plan de déplacements urbains

L’élaboration du Plan de déplacements urbains de la Métropole Aix-Marseille-Provence s’inscrit dans le prolongement de l’Agenda de la mobilité métropolitaine, feuille de route de la mobilité métropolitaine votée à l’unanimité par les élus en décembre 2016. Dès sa création, la Métropole Aix-Marseille-Provence a souhaité marquer son engagement en faveur d’une politique volontariste en matière de déplacements.

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Le oui-non des transports en commun métropolitains

Q. : Est-ce qu’on peut traverser toute la métropole avec un seul titre de transport ?

R. : Oui. Depuis février 2018 avec le pass transports intégral mensuel Aix-Marseille-Provence, à charger sur sa carte de transport. Ce pass devient annuel en septembre 2018 tout en restant payable au mois. Un ticket multimodal occasionnel est à l’étude.

Q. : Est-ce que les réseaux des anciennes intercommunalités vont perdurer ?

R. : Oui et Non. Au total, 15 réseaux sont aujourd’hui rassemblés sous la bannière unique de La Métropole Mobilité dont ils revêtiront progressivement les couleurs : RTM, Cartreize Aix en Bus, Ciotabus, Pays d’Aix mobilité, Frioul If express, Les Bus de l’Étang, Les Bus de la Côte bleue, les Bus de la Marcouline, les Bus des Cigales, les Bus des Collines, les Lignes de l’agglo, Libébus, Ulysse, le Vélo. Ces services perdurent mais la Métropole travaille à effacer les ruptures et à faciliter les échanges entre les réseaux : correspondances, tarification intégrée, billettique unifiée, information intégrée…

 


Q. : Est-ce que les bus vont moins polluer ?

R. : Oui, les bus et cars circulant au diesel sont progressivement remplacés par des véhicules à énergie propre comme l’électricité ou le gaz naturel pour véhicules (GNPV).

Q. : Est-ce que les rames du métro marseillais seront remplacées un jour ?

R. : Oui, entre 2020 et 2025, toutes les anciennes rames vont être remplacées par des neuves entièrement automatisées. Une troisième ligne de métro, automatique, elle aussi, est en projet à plus long terme.

D’autres questions : https://www.ampmetropole.fr/mobilite/faq

À court terme, des solutions efficaces

Pour donner au réseau métro express métropolitain toute sa pertinence, l'une des actions les plus immédiates est la création de voies dédiées aux cars sur les axes autoroutiers. Une solution déjà testée avec succès entre Aix et Marseille sur l’A51. En complément, c’est nouveau, des stations seront créées directement à proximité immédiate de l’autoroute pour les automobilistes qui auront déposé leur voiture dans l’un des quelque 10 parkings relais qui seront créés dans ce but. Parallèlement à l’effort consenti pour revaloriser l’offre des transports en commun, l’usage de la voiture adopte de nouvelles formes : covoiturage, auto-partage, voiture électrique.




La Métropole accompagnera ainsi le développement de l’auto-partage dans ses différentes formes : service traditionnel, free-floating, ou encore offre mutualisée dans les zones d’emploi. Un label métropolitain d’auto-partage encadre les conditions d’exploitation de ces différents services. Dans un premier temps, la Métropole se fixe également l’objectif de 1 000 véhicules électriques en auto-partage, répartis sur 25 communes. Pour ce qui est du covoiturage, la Métropole souhaite constituer un réseau maillé d’aires dédiées sur les principaux axes routiers. Et pour faciliter l’accès des covoitureurs au réseau de transports collectifs, elle prévoit de réserver des places de stationnement à leur usage exclusif.